
Rencontre avec Jean-Pierre, à Nice, lors d’une chaude matinée du mois d’août. Lorsque je lui demande qui est la personne qui l’a le plus marqué dans la vie, il répond instinctivement : “ma mère ! Elle s’est occupée de moi, tout.” Avant d’ajouter : “Maintenant c’est plus pareil, tout a changé.
Dans le rapport aux parents et “même la mentalité des gens, tout ça c’est plus pareil. Je le vois, c’est plus les mêmes choses, vous voyez pas dans les familles ? Ils se tuent tous les gens. ”
Jean-Pierre, qu’est ce qui vous semble important dans la vie ?
“…. Moi ? *rire*”
Oui !
“Moi, à l’âge que j’ai… Vous savez quel âge j’ai ?”
Non.
“À peu près ?”
Euh… Soixante-dix, soixante-quinze ans ?
“Soixante dix-huit.”
Soixante dix huit ?!
“Oui ! je suis né en 42, il n’y a plus rien qui change maintenant.”
Pourquoi ?
“C’est comme ça hein, on va plus vers en bas que vers en haut nous.”
C’est sûr, mais bon il reste encore quelques années.
“Ça c’est la chance. J’ai jamais eu de graves opérations, rien. J’ai fait un peu de sport aussi et je marche beaucoup. Les gens [aujourd’hui] ne font pas de sport, il faut marcher, mais ils sont fainéants pour marcher.”
“Il faut le vélo, il faut ça, il faut ça,… à l’époque ? Je suis né à la Vieille-Ville, là-bas eh bien on avait rien, on s’amusait avec n’importe quoi et on était heureux.”